15. déc., 2016

Crise sanitaire sans précédent

Nous sommes au bord d’une crise sanitaire sans précédent, notre système de santé est devenu totalement bancal, les différents acteurs de ce système se jettent des insultes à la tête sans jamais trouver le point de rencontre nécessaire.

L’idéologie a remplacé l’intelligence pour beaucoup et les « yaca faucon » sont de rigueur à chaque instant. Les médecins et les autres professions de santé par l’intermédiaire des associations non syndicales lancent tous les jours des alertes, les syndicats muselés et inféodés à l’état affirment qu’il n’y a rien ou presque d’inquiétant. Les politiques au pouvoir déclinent toutes les semaines leur « belles actions » qui sauveront le système (ce qui prouve qu’il doit être sauvé) l’opposition qui s’empêtre dans des propositions à demi mot, en demi teinte, pour ne pas voir  monter comme de la mayonnaise les idéologie collectiviste.

L’idéologie communiste de 1946 au secours d’un système moribond depuis plus de 25 ans, dans un concert où l’on a même vu et entendu une pétition de « médecins pour sauver la sécurité sociale » Dans la suite de litanies contre Francois Fillon on a pu entendre « qu’il voulait privatiser la sécurité sociale » alors que C’EST UN SYSTEME PRIVE. Autre argument « il veut donner la sécurité sociale aux mutuelles » ALORS QUE MARISOL TOURAINE L’A DEJA FAIT. Enfin Francois Fillon voudrait « cesser les remboursements de petits risques » Nous connaissons tous cela dans le déremboursement de très nombreux médicaments entre autre.

Le Système a été dévoyé par tous les Gouvernements depuis Charles de GAULLE.

En 15 Ans le système de santé Français est passé de la première place à la 24ième selon l'OCDE !!!

De plus en plus de soignants démissionnent ou se suicident : 150 en 2016 soit autant que la population médicale de Grenoble ...

 Les Médecins souffrent, meurent et s'en vont.

 Il est donc nécessaire de voir ce problème sans passions, avec méthode et surtout pragmatisme, ce qui n’est pas le fort des politiques. 

Pas besoin d’être diplômé d’économie ou de l’ENA pour comprendre que lorsque 10 000 médecins libéraux cessent leur activité et que seulement 3000 les remplacent nous sommes en face de la plus grande catastrophe sanitaire que notre pays ait connu. Ce chiffre n’est pas issu d’un argumentaire politique mais bien de la réalité du terrain. Face a cette situation que constatons nous Des maires et conseillers départementaux prêts à dépenser des millions d'argent public pour créer des maison médicales qui resteront vides par manque de médecins, mais c’est la mode idéologique des politiciens en 2016.

Une longue dégradation vers une médecine comptable.

La situation s'est dégradée car le travail des médecins a glissé d'un rôle de soignant aux manettes de la santé des patients à un rôle d'ouvrier spécialisé sous la commande des administratifs. Le travail et la vocation des médecins sont étouffés par une cohorte de gestionnaires. Or l'exercice de la médecine ne peut être comptable. Elle est avant tout humaine et relationnelle. Les médecins ne peuvent qu'être que les avocats des patients. Mais la CPAM veut les transformer en des agents de contrôles. Notre société a choisi d'investir dans le contrôle et la gestion plutôt que dans les soignants. L'Etat préfère des personnes avec des chronomètres mesurant les flux aux urgences que des humains qui tiennent la main des patients. La mise en place de la tarification à l'activité lors de la Loi Bachelot a été l'une des premières étapes de la dégradation de notre système de soin. L'humanité ne se mesure pas et ne se chronomètre pas. Les médecins se sentent insulter lorsque l'état et la CPAM leur proposent des primes à la "performance" selon le ROSP.

Si les médecins ne sont plus là qui sera avec nous dans la nuit noire de la solitude. La détresse, l'abandon et la solitude sont sources de tous les extrêmes. Lorsque la société est violente, il y a un risque que certaines personnes deviennent violentes ou extrémistes.

Les médecins sont les garants et l'emblème d'une société bienveillante et humaine. Lorsque les soignants souffrent, c'est toute la société qui souffre.

Quelle vie et quelle société voulons nous?