5. juin, 2018

Texte

 

L’Affaire Naomi est révélatrice du total dysfonctionnement hospitalier en France.

En 2017 la France n’arrive qu’a la 15 e place d’un classement établi par la revue médicale britannique « The Lancet »

 

 Et on continue de faire croire qu’on est les meilleurs.

Le système de santé français est coûteux. Avec 11% du PIB consacré à la santé, la France figure parmi les champions du monde de la dépense médicale. Pour un résultat médiocre! Et c’est bien ce qui gêne. Si, en contrepartie, d’un effort financier important, la qualité de service était garantie, tout irait bien. Tout le problème est que cet effort est peu productif et s’accompagne d’importants dysfonctionnements dont le management sanitaire ne semble guère se soucier.

Le vrai problème est dans une société où les salaries sont pour majorité aux 35 heures (ou même 40) il est difficile de demander aux Médecins libéraux de travailler 60 le différentiel est trop grand ! Autrement dit un ETP (équivalent temps plein) de médecin de 2018 est très nettement inférieur à celui d'un médecin de 1980 ! et c'est de la simple arithmétique paradoxalement les 35 heures qui n'ont créé de travail pour les salariés qu'à la marge ont été une catastrophe dans les hôpitaux qui n'ont pas les moyens d'embaucher (des infirmiers) les libéraux ont pour la majorité d'entre eux levé le pied, quant aux jeunes civilisation actuelle oblige, ils ne voient pas pourquoi ils ne bénéficieraient pas de leur nuits et Week end lorsqu'ils sont en libéral ,à cela s'ajoute le nombre de confrères à exercice particulier acupuncture, homéopathie etc.. Le nombre de confrères à mi-temps, 3/4 de temps etc. fait que la pénurie est non pas due au numerus clausus qui a été compensé par les médecins à diplôme étranger (11,8%) mais à ce mode de vie, le numerus clausus n'a fait qu'aggraver la situation.

 Le vrai problème est ailleurs en 1980 ,50% des diplômés s'installaient généralistes, de nos jours c'est nettement moins, l'Ideal c'est le salariat. (Cela peut se comprendre)

 « Le déficit de de la majorité des hôpitaux de France n’est pas dû à l’incompétence des directeurs, à l’irresponsabilité des médecins, à la paresse des personnels, aux abus des patients, tous arc-boutés sur leurs « privilèges ». Il est voulu et programmé par la puissance publique qui d’une main diminue d’année en année les tarifs et les dotations (recherche, enseignement, centres de références, précarité) tandis que de l’autre, elle accepte quand elle ne décide pas elle-même l’augmentation des charges (prix des médicaments et des dispositifs médicaux, coût des équipements, remboursement des emprunts, partenariats public-privé, inflation des règles administratives auxquels il faut ajouter les mises aux normes et l’entretien des bâtiments, les revalorisations catégorielles…que l’hôpital se doit de financer).

L’hopital est une bombe à retardement, à mèche très courte.